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Rapport de veille stratégique et indicateurs clés Cosmed-SVP

Le rapport de veille Cosmed-SVP du 1er trimestre 2026 révèle une industrie cosmétique sous pression, mais loin d’être à l’arrêt. Entre tensions géopolitiques au Moyen-Orient, perturbations du fret maritime et incertitudes douanières aux États-Unis, les chaînes logistiques se fragilisent et les exportations se compliquent, en particulier pour les PME et ETI françaises. Côté consommateurs, les repères changent aussi : simplification des routines, gain de part de marché de la K-beauty, le bien-être devient un moteur d’achat. Découvrez dès maintenant les grandes tendances et enjeux clés du 1er trimestre 2026.

Téléchargez le rapport de veille et les indicateurs clés

REACH : la Commission européenne enterre la révision

La commissaire à l’Environnement Jessika Roswall l’a annoncé hier, le 27 avril : la révision du règlement REACH n’aura pas lieu. Annoncée dès 2020 dans le cadre du Green Deal, sans cesse repoussée, la réforme est officiellement abandonnée par souci de stabilité réglementaire.
À la place, la Commission privilégiera deux voies : une simplification technique via la comitologie — procédure qui exclut le Parlement et ne peut porter que sur les annexes du règlement — ainsi que des initiatives sur le renforcement de l’application (mise en œuvre du règlement), sans annoncer de calendrier.

Plus d’infos : s.millet@cosmed.fr

COSMED, EFEO et IFEAT adoptent une position commune sur l’ECHA et l’Omnibus VI

COSMED, la Fédération européenne des huiles essentielles (EFEO) et la Fédération internationale des huiles essentielles et des métiers de l’arôme (IFEAT) s’expriment d’une seule voix sur deux sujets majeurs pour la filière.

Projet de règlement ECHA : les organisations défendent la nécessité de maintenir le degré d’expertise et d’autonomie du SCCS dans le cadre de son transfert au sein de l’ECHA. Ce comité doit impérativement rester indépendant, ce qui exige la préservation du mode de fonctionnement de la gouvernance, et tout particulièrement la nomination d’un président élu par ses pairs.

Lire le communiqué

Omnibus VI : les organisations saluent l’adoption du paquet Omnibus VI par la commission mixte ENVI-IMCO,  un consensus équilibré qui concilie les objectifs de simplification notamment concernant le mécanisme de dérogation pour les CMR tout en maintenant un niveau élevé de protection des consommateurs et de l’environnement.

2 points d’attention :

Dérogation CMR : le principe de délais différenciés (mise sur le marché et mise à disposition) absent des précédents textes, est désormais en bonne voie, constituant une avancée significative pour les PME. Cependant, les démarches industrielles nécessaires (collecte de données, reformulation, production, etc.) sont particulièrement complexes pour les PME et auraient justifié un délai d’adaptation plus long.

– La non-prise en compte des attentes des consommateurs dans l’évaluation des substances alternatives constitue une préoccupation, notamment face à l’intérêt croissant pour les substances naturelles des consommateurs et des PME.

Lire le communiqué

Plus d’infos : s.millet@cosmed.fr

Argentine : accès au marché simplifié depuis avril 2026

Depuis le 10 avril 2026, les produits cosmétiques importés depuis l’union européenne n’ont plus besoin d’autorisation préalable pour entrer sur le marché argentin. L’autorisation préalable est remplacée par une déclaration sur l’honneur (« Avis de Mise sur le Marché »), à soumettre avant commercialisation.

Les entreprises doivent disposer d’un CVL (Certificat de Libre Vente) attestant la conformité au règlement cosmétique européen, lequel constitue une pièce justificative centrale de cette déclaration jurée. La simplification administrative ne réduit pas les exigences techniques : rapports de sécurité, efficacité et conformité restent obligatoires.

Plus d’infos sur la veille règlementaire Cosmed

États-Unis : le remboursement des droits de douane « illégaux » s’amorce laborieusement

Les autorités américaines ont enclenché, le 20 avril 2026, le remboursement de près de 166 milliards de dollars de droits de douane jugés illégaux par la Cour suprême. 

C’est la U.S. Customs and Border Protection qui pilote l’opération via un portail dédié. Mais la démarche ne sera pas automatique : chaque entreprise concernée devra soumettre une demande accompagnée de ses données d’importation, faisant peser sur les acteurs économiques une charge administrative non négligeable.

Le dispositif montera en charge progressivement. Dans l’immédiat, seules les importations récentes (moins de 80 jours) et les importateurs déclarants (importers of record) sont éligibles à l’exclusion des consommateurs et des clients en aval. Les dossiers plus anciens feront l’objet d’un traitement ultérieur.

Si les premiers remboursements sont attendus sous quelques mois, la complexité administrative et le volume des dossiers à traiter pourraient allonger significativement les délais.

Plus d’infos : regulatory1@cosmed.fr

Pour connaitre les dernières actualités aux Etats-Unis, participez au congrès annuel de l’IBA, de laquelle Cosmed est partenaire, le 21 mai (en présentiel et à distance) à New York.

Cosmetics Convergence : « Meet the Regulators » réunit des responsables de la réglementation fédéraux et étatiques américains ainsi que des leaders du secteur de la beauté pour une journée complète de dialogue direct en présentiel sur les programmes qui façonnent le paysage réglementaire actuel.
Adhérents Cosmed, vous bénéficiez d’une réduction exclusive de 10 % sur les frais d’inscription : INSCRIPTION

Fraude Brésil : dépôt de plainte et action collective possible

Les tentatives d’escroquerie ciblant les exportateurs français de cosmétiques vers le Brésil se poursuivent. Cosmed continue de recevoir des signalements impliquant de faux distributeurs et de faux certificats qualité, dits « QCC », des documents qui n’ont aucune existence légale : le Brésil n’exige aucun certificat de conformité pour les produits cosmétiques.

Face à cette situation, une entreprise du secteur a franchi le pas et déposé plainte auprès du Tribunal judiciaire de Paris. Une action collective est désormais envisagée, et chaque dossier supplémentaire compte pour en renforcer la portée.

Les entreprises qui ont été approchées ou lésées par ce type de fraude sont invitées à se signaler auprès de Cosmed : regulatory1@cosmed.fr

Fonds Vert 2026 : une nouvelle édition pour accélérer la décarbonation des sites industriels

Le dispositif « Territoires d’industrie en transition écologique » (TITE) du Fonds vert repart pour une nouvelle édition en 2026 avec une enveloppe de 837 millions d’euros. Créé en 2023, ce programme d’accompagnement des collectivités locales et des entreprises dans leurs investissements en faveur de la transition écologique a déjà prouvé son efficacité : 25 000 projets portés par plus de 13 000 acteurs ont été financés à ce jour.

Les priorités 2026 se concentrent sur l’adaptation au changement climatique, la rénovation énergétique des bâtiments et la sobriété foncière, autant de leviers pertinents pour des industriels cherchant à réduire leur empreinte environnementale.

Parmi les nouvelles mesures, le volet « Agir pour la biodiversité » mérite l’attention des entreprises engagées dans des démarches RSE : il soutient la connaissance de la biodiversité locale et les opérations de restauration, en lien direct avec les engagements croissants du secteur cosmétique sur les ingrédients naturels et sourcés.

Pour les acteurs du secteur cosmétique, dont les sites de production et les chaînes logistiques sont directement concernés par les enjeux de transition, cette relance ouvre des opportunités concrètes.

Plus d’infos : environnement@cosmed.fr