Biodiversité et souveraineté : La cosmétique régionale mise sur les ressources locales
À l’heure où les tensions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales fragilisent de nombreux secteurs industriels, la filière cosmétique française accélère sa réflexion autour de la souveraineté des ressources naturelles. En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, cet enjeu prend une dimension particulière tant le territoire concentre un patrimoine végétal emblématique, de la lavande des plateaux de Haute-Provence à l’immortelle du Var, en …
À l’heure où les tensions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales fragilisent de nombreux secteurs industriels, la filière cosmétique française accélère sa réflexion autour de la souveraineté des ressources naturelles. En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, cet enjeu prend une dimension particulière tant le territoire concentre un patrimoine végétal emblématique, de la lavande des plateaux de Haute-Provence à l’immortelle du Var, en passant par l’olivier, ressource historique du bassin méditerranéen.
C’est dans ce contexte que l’association professionnelle COSMED réunit ce 21 mai 2026 à Manosque, industriels, fournisseurs d’ingrédients, start-ups et acteurs institutionnels à l’occasion de la troisième étape des Rencontres régionales de la Biodiversité 2026. Organisé en partenariat avec l’Office français de la biodiversité (OFB), le Commissariat général au développement durable (CGDD) et la Direction générale des Entreprises (DGE), ce tour de France vise à accompagner les entreprises dans l’intégration des enjeux de biodiversité, d’économie circulaire et de résilience industrielle.
Pour les professionnels du secteur, la problématique est devenue stratégique. Entre hausse des coûts des matières premières, exigences réglementaires européennes accrues sur la traçabilité et pression environnementale croissante, les industriels cherchent désormais à relocaliser, diversifier et sécuriser leurs approvisionnements.
L’accent sur la valorisation des coproduits
La rencontre de Manosque mettra particulièrement l’accent sur la valorisation des coproduits issus des filières agricoles et agroalimentaires. Ces ressources secondaires apparaissent aujourd’hui comme un levier majeur pour limiter la dépendance aux matières premières critiques tout en réduisant l’impact environnemental de la production cosmétique.
La journée débutera par des visites de deux acteurs emblématiques du territoire : L’Occitane en Provence, reconnu pour son engagement dans la valorisation des ressources naturelles locales, et Sophim, spécialiste des ingrédients naturels et pionnier dans la transformation de coproduits oléagineux en actifs à haute valeur ajoutée.
Les échanges de l’après-midi porteront notamment sur les pratiques agricoles favorables à la santé des sols, la structuration de filières durables, la notation environnementale et les dispositifs de financement régionaux. Une dynamique qui illustre la volonté croissante de la cosmétique régionale de conjuguer compétitivité industrielle, innovation et préservation du vivant.
