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Conflit au Moyen-Orient : impacts sur les approvisionnements de la filière cosmétique

Le conflit américano-iranien, actif depuis fin février 2026, paralyse le détroit d’Ormuz et provoque des tensions majeures sur plusieurs matières premières stratégiques pour l’industrie cosmétique.

– Huiles végétales : l’exposition reste indirecte mais réelle. La hausse des prix pétroliers renforce la compétitivité du biodiesel, créant une concurrence accrue entre usages énergétiques et alimentaires/cosmétiques. Les huiles tropicales (palmiste, coco) — très utilisées en formulation — affichent une dynamique haussière marquée depuis fin 2025, portée par des contraintes d’offre spécifiques.

– Pétrochimie & plastiques : les dérivés du pétrole (PET, PEBD, PP) — essentiels pour les emballages — ont fortement augmenté en avril 2026, tirés par la hausse des monomères. Une stabilisation progressive s’amorce, mais reste conditionnée aux cours du baril.

–  Transport maritime : le trafic dans le détroit est quasi à l’arrêt, entraînant une hausse structurelle des coûts de fret, des surcharges sécuritaires et un allongement significatif des délais de livraison. Les conteneurs subissent des détours coûteux, avec une pression directe sur les marges et les conditions d’achat CIF pour les importateurs européens.

– Aluminium : c’est le métal le plus exposé pour les acheteurs cosmétiques. Les cours ont atteint 3 607 $/t à la mi-avril 2026, un plus haut de quatre ans, portés par l’arrêt partiel de la production dans le Golfe (Al Taweelah, Alba, Qatalum), soit près de 3 millions de tonnes retirées du marché mondial. La tension sur les billettes — directement utilisées dans les emballages métalliques — atteint des niveaux historiques, avec des primes régionales en forte hausse en Europe. Une normalisation rapide reste peu probable.

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