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COSMED investit 20 000 euros dans la recherche et la formation de la filière parfums et cosmétiques de Grasse

Le 14 octobre 2026

L’organisation professionnelle COSMED devient mécène de la Chaire Patrimoine Arômes, Parfums et Cosmétiques en Pays de Grasse, portée par Université Côte d’Azur. Cinq premiers projets ont été sélectionnés, autour de la valorisation des ressources végétales, de la traçabilité des contaminants et du patrimoine de la parfumerie.

L’association professionnelle, qui fédère un millier d’entreprises du secteur, a annoncé le 14 octobre une contribution de 20 000 euros à la Chaire Patrimoine Arômes, Parfums et Cosmétiques en Pays de Grasse (PAPC), portée par Université Côte d’Azur.

Cette participation financière vise à rapprocher les entreprises, les laboratoires universitaires et les acteurs de la formation. L’objectif est notamment de mutualiser les travaux de recherche sur des enjeux qui dépassent les capacités individuelles de certaines entreprises, en particulier les TPE et les PME.
Implantée dans le bassin historique de la parfumerie française, la Chaire PAPC veut faire du patrimoine de Grasse, reconnu par l’Unesco, un levier de développement scientifique et économique. Son programme s’articule autour de quatre axes : recherche et innovation, formation, structuration de la filière et rayonnement. Les travaux doivent notamment répondre aux problématiques de sécurisation des ressources naturelles, d’évolution des exigences réglementaires, d’innovation en santé et dans le numérique, ainsi que d’attractivité des métiers.

Cinq projets déjà sélectionnés

La Chaire a retenu cinq premiers projets, qui couvrent des domaines allant de la valorisation des matières premières végétales à la connaissance du patrimoine parfumeur. Trois initiatives portent sur le citron de Menton, le genêt du Mas, dans le cadre du projet « ¡Mas Escoba ! », et la violette de Tourrettes.
Ce dernier projet vise à développer des procédés d’extraction plus durables et à explorer les propriétés cosmétiques de la violette, avec l’ambition de préfigurer une filière locale. Un quatrième chantier, consacré à la détection des contaminants, doit dresser un état des lieux des technologies disponibles en matière de détection et de traçabilité. Il prévoit l’élaboration d’un livre blanc destiné à fournir à la filière un référentiel commun. Le cinquième projet, intitulé «  La Belle Histoire de la Parfumerie », s’inscrit dans une démarche de valorisation de l’histoire et du patrimoine du secteur. Les initiatives sont proposées par les membres, les mécènes ou les partenaires de la Chaire, avant d’être examinées par un comité de pilotage. Les résultats des projets collectifs ont vocation à bénéficier à l’ensemble de la filière.

Mutualiser les moyens de recherche

Pour COSMED, l’intérêt du dispositif réside notamment dans la possibilité de donner aux entreprises un accès à des compétences et à des plateformes de recherche universitaires, tout en partageant les coûts et les risques associés aux travaux exploratoires.

L’association met également en avant l’accès aux talents, grâce au développement de bourses, d’écoles thématiques et de nouveaux cursus adaptés aux besoins de l’industrie. Les entreprises peuvent soumettre des sujets à la Chaire, y compris les structures de petite taille, et bénéficier des résultats ouverts des projets collectifs.


« Notre rôle est de permettre aux entreprises, notamment aux PME, de bénéficier d’une dynamique collective de recherche et d’innovation à laquelle elles n’auraient pas toujours les moyens de contribuer seules », souligne Jean-Marc Giroux, président de COSMED. Le soutien à la Chaire doit, selon lui, favoriser les passerelles entre recherche scientifique, besoins industriels et formation.


Au-delà des travaux scientifiques, le dispositif prévoit également de contribuer à la visibilité internationale de la filière. Selon leur niveau d’engagement, les partenaires peuvent participer au Cercle, le think tank stratégique de la Fondation UCA. L’association, reconnue en 2025 par le ministère du Travail comme organisation patronale représentative de la filière cosmétique dans le cadre de la convention collective des industries chimiques, accompagne ses adhérents sur des sujets réglementaires, scientifiques et commerciaux. Le financement de la Chaire PAPC constitue une contribution à une organisation collective de la recherche, dont les retombées dépendront de la capacité des projets sélectionnés à produire des résultats exploitables par les entreprises et à favoriser l’émergence de nouvelles compétences dans la filière.

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